04 mai 2008

"J'ai trop de respect pour les femmes pour être vraiment féministe" (Pierre Desproges)

Il est drôle de constater comment un simple billet a provoqué plus de 150 commentaires en moins de 5 jours. Tout cela parce qu'il avait pour sujet les femmes et, plus précisément, les féministes. Vraiment, je trouve cela presque mignon. J'en suis tout ému.

Il serait donc de dommage de ne pas conclure cette "discussion" sans citer quelques extraits de Pierre Desproges. Alors, allons-y (Alonso, uhuh) :

"La femme est assez proche de l'Homme, comme l'épagneul breton. A ce détail près qu'il ne manque à l'épagneul breton que la parole, alors qu'il ne manque à la femme que de se taire. Par ailleurs, la robe de l'épagneul breton est rouge feu et il lui en suffit d'une.

Dépourvue d'âme, la femme est dans l'incapacité de s'élever vers Dieu. En revanche, elle est en général pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'élever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande.

La femme ne peut pas se reproduire seule, elle a besoin du secours de l'Homme, lequel, parfois, n'hésite pas à prendre sur ses heures de sommeil pour la féconder. Des observateurs attentifs affirment que la femme prend un vif plaisir dans cette satisfaction de sa viviparité. La gestation, chez la femme, dure deux cent soixante-dix jours, au cours desquels elle s'empiffre, s'enlaidit, gémit vaguement, tout en contribuant à faire grimper les courbes de l'absentéisme dans l'entreprise" (Dictionnaire superflu).

"La femme seule a toujours tort.

Pour peu qu'elle aspire à parader un jour au Who's Who des mères courages et des infirmières à trois toques, la femme sera bien venue de peupler sa solitude.

La femme seule a toujours tort. La femme seule est scélérate.

Elle est seule au resto. C'est pour se faire draguer.

Seule au ciné, pour se faire peloter.

Seule dans la rue, pour se faire violer.

Seule au bois, pour se faire payer.

Seule au lit, pour dépeupler la France.

Seule au bal, parce qu'elle est moche.

Seule au monument aux morts, parce qu'elle est veuve de guerre.

Seule sous le sapin de Noël, parce qu'elle est veuve de paix.

La femme seule n'a d'issue que dans l'héroïsme, où nul ne se plaindra de la voir sombrer" (Fonds de tiroir).

Souriez. La vie est belle.

24 avril 2008

Tout est possible

Je viens de jeter un rapide coup d'oeil sur le Sarko Show.

Et je suis étonné. Vraiment étonné.

Jean-Marc Morandini ne fait pas encore partie des interviewers ayant l'immense privilège d'interroger le Chef de l'Etat.

17 avril 2008

Rythme scolaire

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Et dire que ce sont les mêmes qui ne verront surtout rien à redire quant au fait d'obtenir, à l'Université, leur licence en 6 ans...

18 mars 2008

Courtes réactions

Sarkozy a désormais son flic du ouèbe. Un certain Nicolas Princen. Une vraie tête de premier de la classe, jeune normalien-HEC de 24 ans. Un mec de la vraie France d'en bas. Son rôle est de chercher et accessoirement de trouver tout ce qui se dit sur notre cher président sur la Toile. Il va avoir du boulot le gars. 1984 version Sarko. On rigole, on rigole, mais mine de rien ça fait flipper. Nan, je déconne. Je rigole. Bonne chance Nico (Princen...) !

***

Angela Merkel, le très sexy Chancelier de la belle Allemagne, a proclamé aujoud'hui un "discours historique", nous dit-on, devant le Parlement israélien. "Nous autres Allemands, la Shoah nous emplit de honte" a-t-elle dit. La France devrait en prendre de la graine. On devrait envoyer Fillon dans nos anciennes colonies d'Afrique pour qu'il fasse, au nom de tous les Français, son mea culpa. Ca serait citoyen et bien dans l'air du temps.

Au fait, ils ont des Parlements les pays africains en question, victimes de l'oppression française pendant tant d'années ?

***

Règlements de compte à Paris Coraal. Lellouche gueule. Les candidats de l'ouverture se plaignent d'avoir été délaissés et de ne pas avoir été soutenus. Surtout lorsqu'ils se sont pris des roustes. L'UMP va mal. L'ouverture, aux Divers et à la gauche, a montré ses limites. Mais ce n'est pas pour autant que Sarkozy va changer son fusil d'épaule. Car comme l'a dit le bossu du Poitou, "L'UMP est vraiment trop à droite". Défense de rire.

11 mars 2008

Exemple d'ostracisme citoyen

Il est bon de cotoyer des démocrates. Pour mieux les connaître, les cerner, les comprendre. Et donc pour mieux s'en éloigner. Mais attention, je parle des vrais démocrates. C'est-à-dire ceux qui portent des jugements de valeur, s'estiment être les incarnations de la Tolérance citoyenne, pensent être les héritiers des grandes valeurs humanistes, vous prennent de haut lorsque vous ne pensez pas comme eux. Les vrais démocrates donc.

Tenez, je vais vous raconter une anecdote. C'était il y a longtemps. Au cours de l'année scolaire 1995-1996. Je venais d'obtenir mon baccalauréat haut-la-main dans la nouvelle section "L" qui venait d'être créée. Que faire avec une mention Bien et un 20/20 en latin obtenu après 4h de commentaire de texte et de traduction de version (désolé, je me fais mousser, mais même moi, 13 ans après, j'ai encore du mal à y croire) ? Une hypokhâgne pardi ! Me voilà alors quittant ma sous-préfecture pour aller dans la grande ville de mon département. Premier studio, avec maman qui me préparait de bons petits plats pour toute la semaine, un ravitaillement chez IKEA pour meubler pour 17 m², mon premier chez moi. La vie sans papa et maman. La découverte de la vraie vie, me disais-je. Avec ses réalités.

Ma classe d'hypokhâgne était composée d'une grande majorité de gens brillants. Mais démocrates. Sur le coup, je n'avais pas trop fait attention. En même temps, j'ai bien senti une distance dès le début de l'année avec certains. Forcément, un mec qui porte des 501, des Doc Martens (vous savez, les marrons montantes, non coquées, que tout le monde avait aux pieds) et un Barbour, c'est louche. J'aurais du m'en douter. Mais bon, comme je n'étais ni facho (et ne le suis toujours pas), ni chasseur (je n'aime pas les armes), ni bourgeois (je fais tout pour ne pas le devenir), je me risquais encore à croire que cette méfiance de façade allait s'effondrer lorsque j'aurais lancé une première blague pleine de finesse dont j'ai le secret. Ben non. Mais, en même temps, c'est de ma faute. J'aurais du me douter. Certains mecs avaient les cheveux longs, des lunettes rondes, des pancho boliviens sur les épaules, des Converse, des jeans légèrement déchirés au niveau de chaque genou et surtour le leader de bande de pseuso-intellos (de gauche) était un type qui s'appelait Mohammed. S'appeler Mohammed, ça vaut tous les certificats citoyens du monde entier. Enfin, en France du moins. J'aurais vraiment du me douter.

Et là, c'est le drame.

Tout a basculé le jour où Charlie hebdo a lancé une pétition pour obtenir la dissolution du Front National. Mes "amis", évoqués précedemment, se sont bien évidemment empressés de diffuser la pétition dans la classe, venant voir chaque élève individuellement à chaque pause pour qu'il signe (avec son sang ?) son certificat de bien-pensance citoyenne.

Une première personne a refusé de signer la pétition. C'était une petite rondouillarde, gentille sans avoir avoir inventé l'eau tiède, qui était royaliste et clamait haut et fort que Le Pen représenterait une bonne transition pour restaurer la monarchie. La petite grosse a été clouée sur une porte. Comme les oiseaux de mauvaise augure. De façon citoyenne. Mépris. Insultes à peine voilée. Dénigrement. C'en était fini pour elle. Elle serait la "facho" de la classe. Le vilain petit mouton (noir).

La deuxième et dernière personne qui a refusé de signer cette pétition, c'est votre serviteur. On est rebelle ou on ne l'est pas. Surtout que mes "amis" avaient fait les choses en grand puisque c'est Mohammed himself qui est venu me démarcher. La vieille provocation à deux centimes de francs (oui, à l'époque, l'euro n'existait pas. Heureux temps). Momo (puisque c'était son surnom) m'a tenu la jambe pendant dix minutes. Il y avait du soleil. On était assis sur les tables extérieures de la caféteria. Le temps m'a paru long. Une fois sa propagande terminée, il me demande :

- "Alors tu signes !?

- Ben non. Je ne trouve pas que demander la dissolution d'un parti politique contribue à la vitalité de la démocratie.

- Tu déconnes, c'est un parti de fachos, avec des anciens nazis ! Le Pen a torturé, c'est un fasciste ! Rien à voir avec les valeurs de la République !

- C'est toi qui le dis. Personnellement, je ne vote pas pour lui [souvenez-vous, j'avais voté Cheminade] et j'estime qu'il a le droit d'énoncer ses idées comme tout le monde. Je refuse donc la dissolution du FN, comme celle de n'importe quel autre parti.

- ...

A mon tour, je fus cloué sur une porte. Concrètement, cela s'est manifesté par un ostracisme virulent à mon endroit. On ne m'adressait pas la parole, on m'ignorait, on faisait comme si je n'étais pas là. On me provoquait aussi. Deux exemples. Premier exemple. Quelques jours après avoir été mis au pilori, je croise Momo dans les couloirs. Je lui tends la main naturellement. Il s'arrête, garde ses mains près du corps et me lance un cinglant : "Je ne serre pas la main des racistes". Saint Momo avait parlé. Inclinez la tête. Deuxième exemple. A la fin du premier semestre, Momo, qui était délégué de classe (forcément), demande à l'ensemble de la classe si elle a des doléances à formuler : "Vous voulez faire passer des messages ? Sur les cours ? Les profs ? Sur l'ambiance aussi ? Hein, car l'ambiance est bonne non ? N'est-ce pas Artemus...?", et tout cela en me regardant droit dans les yeux, d'un regard dur et froid.

Le reste de l'année fut assez cauchemardesque. J'avais tout de même réussi à me faire un bon pote. Un communiste. Comme quoi... Je suis même parti un mois avant la fin des cours. Cinq mois de vacances et une nouvelle vie (encore une) en faculté de droit.

Le plus drôle dans tout cela, c'est lorsque j'ai retrouvé, au moment de la rentrée de la fac de droit, un mouton du troupeau de "démocrates" dirigé par Momo. On s'est serré la main, lui froidement, moi chaudement car j'étais content de voir que je connaissais - même mal - une personne. Nous avons commencé à discuter. De ce qui s'était passé au cours de l'année scolaire précédente. J'ai été, une fois de plus, obligé, de m'expliquer, de dire pourquoi j'avais refusé de signer cette pétition. Au bout de trente minutes, le mouton m'interrompt et me dit mot pour mot ce qui suit : "Mais alors, t'es pas... raciste !?".

Ben non, mon con, je n'étais et ne suis pas raciste. Ben non, mon con de démocrate nourrit à la bonne soupe de la Tolérance citoyenne.

En même temps, je suis heureux d'être passé par cette (petite) épreuve. J'ai pu cotoyer des démocrates. Les vrais démocrates.

Des démocrates qui n'en portent que le nom.

23 février 2008

Doudou Bruni

19 février 2008

Forces vives et innovantes

Ou comment caser un type dont on ne sait plus quoi faire.

Lu sur le fil info lci.fr : "18h26 > Philippe Douste-Blazy nommé conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour les financements innovants du développement (sic)".

28 novembre 2007

?

Y a comme qui dirait un truc qui m'échappe dans "l'affaire" Villiers-le-Bel.

Quel peut bien être le rapport entre d'une part, la mort accidentelle de deux adolescents qui roulaient sans casque sur une mini-moto et ont grillé une priorité et d'autre part, et les demandes de moyens supplémentaires en faveur des banlieues émises, juste après le drame, par six maires socialistes du département, les animateurs sociaux et les cousins des victimes ?

J'avoue que je sèche.

25 septembre 2007

La monumentale connerie du jour

Lu sur lefigaro.fr : Le député PS, Victorin Lurel, a indiqué avoir demandé au comité Balladur sur la réforme des institutions d'inclure dans ses propositions "la suppression du terme race de la Constitution". Le député de la Guadeloupe et secrétaire national du PS à l'Outre-mer déclare, dans un communiqué, que la présence du mot race dans l'article 1er de la Constitution "qui dispose des valeurs fondamentales de la République, est inadmissible".

Ce qui est bon avec ce type de raisonnement à la con, c'est que s'il n'y a pas de "races", alors il ne peut pas y avoir de... racisme.

C'était la connerie du jour par le socialaud du jour.

21 septembre 2007

Tranche de vie

Le train file à grande vitesse vers sa destination. Les passagers lisent, regardent un film ou somnolent. Le silence règne.

Tout à coup, un portable sonne. Une grosse blonde répond à l'autre bout du wagon : "Ouaiiiiiiiiiis, cool, ça va Kevin ? Ouais, mortel, ouaiiiiiiiiiis".

Une minute. Deux minutes. La grosse blonde parle de plus en plus fort.

Autre sonnerie. C'est le portable de sa copine, une brunette pas trop laide mais franchement vulgaire. "Allo ? C'est toi Sarah ? Ouaiiiiiiiiiis, cool, ça va Sarah ? Ouaiiiiiiiiiis... Non, là, elle est au téléphone avec Kevin là... Ouaiiiiiiiis.... Noooooooooon, j'y crois pas..."

Pendant que la brunette parle à Sarah, la grosse blonde continue de grouiner dans son portable.

Le temps passe. Les gens soufflent, se regardent, certains relèvent la tête pendant que les deux pouffiasses vomissent leur diarrhée verbale.

Et là, miracle ! Un mec se lève et dit haut et fort : "Y en a marre de vos conneries là ! Votre vie, on s'en cogne royalement ! Alors raccrochez immédiatement ces putains de téléphones !"

Et le silence se fit.