05 mai 2008
Un bus est-il machiste ?
Lu dans lefigaro.fr :
"Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire par imprudence" contre le chauffeur du bus impliqué dans l'accident de circulation qui a causé la mort d'une femme qui circulait en Vélib' vendredi, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
Le chauffeur, employé depuis 2006 par la RATP et qui n'avait aucun antécédent, devait être présenté à un juge ce soir et pourrait être mis en examen. Le parquet a requis le maintien en liberté sous contrôle judiciaire du chauffeur qui ne présentait aucune trace d'alcool ou de drogue dans son sang.
D'après les premiers éléments de l'enquête, la victime, une violoniste de 35 ans, circulait vendredi en fin d'après-midi rue La Fayette (Xe) dans un couloir de bus interdit aux vélos. Suivie de près par le bus, elle a essayé de se déporter sur la droite de la chaussée mais a heurté un plot et est passée sous les roues du bus".
Morales de l'histoire :
- Femme à vélo, attention au plot
- Femme au guidon, bus sur les arpions
- Femme qui fait le con, chauffeur en prison
18:45 Publié dans Progrès citoyen | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, machisme, politique, ump, sarkozy, poutine
29 avril 2008
Etre féministe en 2008
Le Figaro s'interroge aujourd'hui sur "Etre féministe en 2008 : ce que veulent les femmes". C'est ici.
Moi aussi, je me pose la question : qu'est-ce qu'être féministe en 2008 ? C'est vaste, hein. Voici quelques éléments de réponse. Etre féministe, c'est :
- être de gauche
- avoir du poil sous les bras et refuser de se faire le maillot
- se faire sauter par des Noirs sur les plages du Sénégal afin de prouver son indépendance à l'égard du mâle blanc
- critiquer la presse féminine, tout en ne manquant jamais d'acheter le dernier numéro de Biba avant l'été consacré à "Comment perdre ma culotte de cheval sans perdre en même temps la moitié de mon cerveau ?"
- être une working-girl. Ou une ratée. Ou les deux
- roter et péter. Pour faire comme les mecs. Du moins, c'est ce que croit la féministe
- préférer la coupe à la garçonne
- considérer l'avortement comme le meilleur contraceptif qui soit
- recevoir bénévolement des "femmes en détresse" (sic) dans le cadre du planning familial
- ne jamais coucher le premier soir. Attendre le deuxième pour cela
- avoir pour idoles Emmanuelle Béart, Josiane Balasko et Carole Bouquet
- se sentir solidaire de toutes les femmes du monde violentées, martyrisées, humiliées, persécutées, battues, violées, excisées, voilées, soumises, assassinées, tout en sirotant un Perrier rondelle à la terrasse du Flore
- habiter dans le 6ème arrondissement et rouler en Austin Mini Cooper
- ne pas savoir cuisiner
- croire que la féminisation intempestive des mots permettra à la femme d'être considérée comme l'égale de l'homme
- se regrouper dans des groupuscules aux noms très cons comme les "Chiennes de garde" ou "La Meute"
- aimer "l'esprit vif et pertinent" (sic) d'Isabelle Alonzo. Et ses livres aussi
- proposer de remplacer la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" par "Liberté, Egalité, Adelphité", pour "mieux exprimer l'idée d'une solidarité harmonieuse entre tous les humains, femmes et hommes" (sic)
- faire sienne la phrase de l'écrivaine Benoîte Groult : "Le féminisme n'a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours"
- trouver un père pour ses enfants, puis une crèche pour ses enfants, puis des activités extrascolaires pour ses enfants, puis un psy pour ses enfants (merci à fromageplus)
Et encore, et encore...
14:50 Publié dans L'éclate citoyenne | Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, alonzo, machisme, sarkozy, politique, bruni nue


