28 avril 2008

Natacha et les autres

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INCESTE,
CONSANGUINITE
 SEQUESTRATION,

BIENVENUE EN AUTRICHE

26 avril 2008

Exception

Lu sur lefigaro.fr : "Cinq tombes civiles chrétiennes ont été profanées par des tags à caractère nazi dans le cimetière de Friville-Escarbotin (Somme), près d'Abbeville. "Le maire de la ville a déposé plainte hier, les faits ont donc dû se dérouler au cours de la nuit de jeudi à vendredi", a déclaré un porte-parole de la gendarmerie, qui a ajouté qu'une enquête avait été ouverte".

Nous attendons avec impatience les "condamnations fermes" et les "indignations outrées" de Sarkozy, Alliot-Marie, Yade, Dati, SOS Racisme, la LICRA, la LDH, la HALDE et du Parti socialiste.

Avec impatience.

17 avril 2008

Rythme scolaire

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Et dire que ce sont les mêmes qui ne verront surtout rien à redire quant au fait d'obtenir, à l'Université, leur licence en 6 ans...

09 avril 2008

Horreur

"Le métis est l'aryen du 21e siècle".

C'est si vrai.

C'est à lire, ici.

31 mars 2008

Où es-tu Pierre Desproges ?

"Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis" pouvait-on lire samedi soir sur une banderole déployée par des supporters du PSG au Parc des Princes, lors de la finale de la Coupe de la Ligue qui opposait leur équipe à Lens. Même s'il s'agit d'un humour extrêmement noir comme diraient les Gueules du Nord, je dois avouer que j'ai bien ri en entendant le journaliste d'Europe 1 évoquer cette banderole et s'indigner alors que je me rasais tranquillement le lendemain du match. C'est presque du Groland. Du Groland dans le texte.

D'accord, c'est assez consternant. Même si c'est drôle. Or, il y a plus consternant que cette banderole déployée par quelques comiques du kop de Boulogne. Il y a les réactions "indignées". Réactions qui vont du simple habitant du Nord, en passant par le supporter lensois, le président de la Ligue de football, jusqu'aux hautes autorités de l'Etat. Tout le monde s'indigne, condamne avec fermeté, dénonce, porte plainte. Branle-bas de combat dans la France qui s'indigne. Après l'indignation et l'émotion causées par les Tibétains fracassés par les autorités chinoises, après celles causées par l'appel du coeur de Chantal Sébire et sa mort, il est désormais de bon ton (comprendre par là : il est désormais "indispensable"), sous peine de condamnation citoyenne, de s'indigner de l'action menée par des supporters du PSG.

Je n'ai pas envie de m'indigner. D'ailleurs, les indignés me font presque plus marrer que la banderole. C'est dire.

Putain. On vit vraiment dans un pays de cons.

26 mars 2008

Radins.com III

Week-end de trois jours en Bretagne. Dans la villa de beau-papa et de belle-maman. En amoureux avec ma femme. Mais également non loin de Thomas et Cathy. Comment cela se fait-il, me demanderez-vous ? Nous n'avons pas poussé le vice et le masochisme à les inviter à passer ce week-end de trois jours avec nous. Non. Surtout pas. Mais il se trouve que les parents de Thomas ont une maison à 200 mètres de la villa de beau-papa et de belle-maman. Ne riez pas, c'est tristement vrai.

Un court mais intense moment de radinerie à vous relater.

Dimanche matin, apéro en terrasse avec ma chère et tendre. Nous profitons d'un rayon de soleil pour sortir nos Ray Ban. Le soleil et la mer. On est bien là. Décontractés du gland (surtout moi). Nous sommes heureux. Un bruit nous tire de nos rêveries. C'est Thomas qui rit. Il est là, avec Cathy et leur petite fille de 9 mois. Avec courtoisie, nous les invitons à se joindre à nous pour partager l'apéritif. Cathy et Thomas se regardent du coin de l'oeil. Je sens le coup fourré. Et foireux. Attention, c'est parti.

- "Avec plaisir, mais nous venons d'acheter le pain et n'avons pris que la monnaie nécessaire à l'achat dudit pain", s'exclame Cathy.

- "Oui, surenchérit Thomas, nous n'allions pas emmener l'ensemble du porte-monnaie pour une si petite course... "

Bien évidemment, cela va de soi. Moi qui me trimballe sans cesse avec mon portefeuille, mes cartes bancaires et du liquide, je devrais le savoir. Cathy fouille dans ses poches et en ressort la pénible somme de 2,15 euros. De quoi prendre un café, me dis-je.

- "Bon ben, on va prendre un café pour deux !" s'esclaffe Cathy.

Je décide alors de réagir en bon chrétien que je ne suis pas assez.

- "Nous vous invitons. Joignez-vous à nous", dis-je.

- "Ah, c'est gentil", me répond Cathy. "Je vais prendre une Leffe alors. Et toi Thomas ?"

- "Un jus de tomate" lui répond Thomas.

On est loin du café me dis-je intérieurement. Cathy pousse tout de même vers moi les 2,15 euros qu'elle avait retrouvés dans ses poches. Je refuse. "On vous invite" lui dis-je pour la seconde fois.

A part le "c'est gentil", nous n'avons eu droit à aucun remerciement. Vous allez me dire que quand on offre un verre ou lorsque l'on fait une B.-A. d'une manière générale, on n'attend pas forcément en retour un remerciement. C'est totalement vrai. Sauf que je refuse que cette règle s'applique à Thomas et Cathy. Question d'honneur.

Pour la petite histoire, après les avoir quittés, ma femme m'a demandé : "Pourquoi, diantre, les as-tu invités ? Tu sais bien qu'ils nous inviteront jamais !".

Oui, je le sais.

Mais bon, même s'ils m'ont allégé de 6 euros, il est toujours jouissif de vous narrer les aventures de Cathy et Thomas.

18 mars 2008

Courtes réactions

Sarkozy a désormais son flic du ouèbe. Un certain Nicolas Princen. Une vraie tête de premier de la classe, jeune normalien-HEC de 24 ans. Un mec de la vraie France d'en bas. Son rôle est de chercher et accessoirement de trouver tout ce qui se dit sur notre cher président sur la Toile. Il va avoir du boulot le gars. 1984 version Sarko. On rigole, on rigole, mais mine de rien ça fait flipper. Nan, je déconne. Je rigole. Bonne chance Nico (Princen...) !

***

Angela Merkel, le très sexy Chancelier de la belle Allemagne, a proclamé aujoud'hui un "discours historique", nous dit-on, devant le Parlement israélien. "Nous autres Allemands, la Shoah nous emplit de honte" a-t-elle dit. La France devrait en prendre de la graine. On devrait envoyer Fillon dans nos anciennes colonies d'Afrique pour qu'il fasse, au nom de tous les Français, son mea culpa. Ca serait citoyen et bien dans l'air du temps.

Au fait, ils ont des Parlements les pays africains en question, victimes de l'oppression française pendant tant d'années ?

***

Règlements de compte à Paris Coraal. Lellouche gueule. Les candidats de l'ouverture se plaignent d'avoir été délaissés et de ne pas avoir été soutenus. Surtout lorsqu'ils se sont pris des roustes. L'UMP va mal. L'ouverture, aux Divers et à la gauche, a montré ses limites. Mais ce n'est pas pour autant que Sarkozy va changer son fusil d'épaule. Car comme l'a dit le bossu du Poitou, "L'UMP est vraiment trop à droite". Défense de rire.

12 mars 2008

Radins.com II

En septembre dernier, je vous avais présenté Thomas et Cathy, ce couple de radins hors norme qui ne recule devant rien. Sauf quand il s'agit de débourser un euro. J'avais oublié de vous raconter ce qui constitue, au fond, leur premier essai en commun. Je connais Thomas depuis environ dix ans. Mais Cathy, la pièce rapportée, je ne la connais que depuis cinq ans environ. Depuis, ils forment un couple. Un couple d'amis. D'amis pingres. Mais lorsque cette histoire s'est déroulée, ils n'étaient pas encore mariés. Cela à son importance.

Printemps 2004. Cathy, Thomas, celle qui n'était encore que ma petite amie et moi-même sommes assis à la terrasse d'un café. Il fait beau, le soleil brille, il fait presque même chaud. Je suis de bonne humeur. Ma future épouse déguste son jus de tomate. Je déguste un Martini Gin, avec rondelle de citron et de la glace. Thomas et Cathy se partagent un Vittel menthe. Avec deux pailles. Quand même. Nous devisons. De tout et surtout de rien. Puis un sujet de discussion sans intérêt - encore un - prend tout-à-coup forme :

- "Hé Artemus, me demande Thomas, tu es né quand ?

- (Qu'est-ce que ça peut te foutre) Fin août pourquoi ?

- Ah ! C'est drôle ! Cathy est née au début du mois de septembre !

- (Ouais, c'est vachement drôle. On est bien plusieurs centaines de millions sur cette planète à être nés entre fin août et début septembre) Vraiment ? Quelle bonne surprise, quel heureux hasard ! C'est incroyable, en effet.

- Ce qui serait sympa, c'est de fêter vos anniversaires respectifs le même jour, entre la date du tien et la date du sien ! Non ?

- (Super. Je déteste fêter mon anniversaire et encore moins souhaiter celui des autres) Mais bien sûr Thomas, c'est une excellente idée. Je suis tout à fait partant. Une bonne soirée, avec un bon dîner, un bon Bordeaux et un petit cigarillo après le café et le digestif ! Génial.

- Ca marche, on vous invite chez nous début septembre ! Super méga cool !

- (Comme tu dis) Oui, super méga cool de la mort".

Nous nous quittons en ayant bien noté dans nos agendas respectifs la fameuse date non fixée du début du mois de septembre. Les semaines passent. Les vacances d'août touchent à leur fin. Coup de fil de Thomas.

- "Eh salut Arti, ça va bien ? Bon, on se voit toujours début septembre, hein ?

- (Merde) Oui, bien sûr. Avec joie".

Nous fixons la date. Ma future essaie de me raisonner : "Arrête d'être négatif ! T'es aigri comme mec, c'est fatiguant. La politique t'emmerde, les gens t'emmerdent, tes amis t'emmerdent, t'es un misanthrope ! Fais un effort ! Leur proposition est tout de même sympathique ! non ?". Oui. Elle finit par me raisonner. J'ai beau être parfois une tête de con, je ne suis jamais méchant. Du moins, pas foncièrement. J'essaie donc d'être heureux et épanoui à l'idée de passer une soirée avec Thomas que je sais profondément radin et Cathy que je soupçonne forcément de l'être un peu pour être tombée amoureuse d'un type comme Thomas.

Ma future me met une telle pression que je finis par prendre goût à la soirée qui s'annonce. On se dit que nous allons bien dîner, on rêve sur le menu. "Tu crois qu'il y aura du foie gras ? Et des huitres ? Quel vin vont-ils choisir ? Cathy cuisine bien, tu crois" ? Bref, on rêvait. Au propre comme au figuré. Nous faisons des achats. C'est un anniversaire. Nous ne pouvons arriver sans un cadeau pour la Cathy. Ma promise se charge de la chose. Elle achète également un grand et beau bouquet de fleurs. Oui, c'est l'anniversaire de Cathy et, en plus, ils nous invitent chez eux. Nous prenons enfin une très bonne bouteille de champagne. Même si Thomas est radin, pas question pour moi de déguster un champagne dégueulasse. Nous sommes parés. Nous partons.

Ding-dong. Nous avons le sourire aux lèvres. Décidés à passer une excellente soirée. La porte s'ouvre. Thomas nous accueille avec un large sourire. Il nous fait entrer dans le salon. En même temps, dans un 25 m², on se sent partout dans le salon. Bref. Nous nous asseyons. Sur la table, deux coupelles. Dans l'une d'elle, des chips. Dans l'autre, des pistaches. Gros coup de stress. Nous nous regardons avec ma femme. Nous angoissons. Thomas a filé dans la cuisine, portant dans ses bras maigres le cadeau pour Cathy, le bouquet de fleurs et le Champagne. Une minute se passe. Cathy et Thomas reviennent main dans la main. Un énorme sourire aux lèvres.

- "Nous avons une grande nouvelle à vous annoncer : nous allons nous marier !"

Nous sourions mécaniquement. Ma promise, plus au fait des bonnes manières que le beauf que je suis, se lève et va les embrasser tendrement. Je me lève à mon tour. Difficilement. Sous le choc. Pas de l'annonce de leur mariage. Mais du traquenard dans lequel nous étions tombés.

La soirée pouvait donc commencer.

Il va de soi que nous n'avons fêté ni mon anniversaire, ni celui de Cathy. Nous avons bu en revanche le Champagne. Ce fut d'ailleurs la seule bouteille d'alcool de la soirée. Pour fêter une si belle nouvelle, c'était un peu cheap. Mais quoi de plus normal pour Thomas et Cathy. Et le dîner s'est réduit, bien entendu, à un remplissage régulier des coupelles de chips et de pistache.

Une excellente soirée en somme. Une soirée de radins.

11 mars 2008

Exemple d'ostracisme citoyen

Il est bon de cotoyer des démocrates. Pour mieux les connaître, les cerner, les comprendre. Et donc pour mieux s'en éloigner. Mais attention, je parle des vrais démocrates. C'est-à-dire ceux qui portent des jugements de valeur, s'estiment être les incarnations de la Tolérance citoyenne, pensent être les héritiers des grandes valeurs humanistes, vous prennent de haut lorsque vous ne pensez pas comme eux. Les vrais démocrates donc.

Tenez, je vais vous raconter une anecdote. C'était il y a longtemps. Au cours de l'année scolaire 1995-1996. Je venais d'obtenir mon baccalauréat haut-la-main dans la nouvelle section "L" qui venait d'être créée. Que faire avec une mention Bien et un 20/20 en latin obtenu après 4h de commentaire de texte et de traduction de version (désolé, je me fais mousser, mais même moi, 13 ans après, j'ai encore du mal à y croire) ? Une hypokhâgne pardi ! Me voilà alors quittant ma sous-préfecture pour aller dans la grande ville de mon département. Premier studio, avec maman qui me préparait de bons petits plats pour toute la semaine, un ravitaillement chez IKEA pour meubler pour 17 m², mon premier chez moi. La vie sans papa et maman. La découverte de la vraie vie, me disais-je. Avec ses réalités.

Ma classe d'hypokhâgne était composée d'une grande majorité de gens brillants. Mais démocrates. Sur le coup, je n'avais pas trop fait attention. En même temps, j'ai bien senti une distance dès le début de l'année avec certains. Forcément, un mec qui porte des 501, des Doc Martens (vous savez, les marrons montantes, non coquées, que tout le monde avait aux pieds) et un Barbour, c'est louche. J'aurais du m'en douter. Mais bon, comme je n'étais ni facho (et ne le suis toujours pas), ni chasseur (je n'aime pas les armes), ni bourgeois (je fais tout pour ne pas le devenir), je me risquais encore à croire que cette méfiance de façade allait s'effondrer lorsque j'aurais lancé une première blague pleine de finesse dont j'ai le secret. Ben non. Mais, en même temps, c'est de ma faute. J'aurais du me douter. Certains mecs avaient les cheveux longs, des lunettes rondes, des pancho boliviens sur les épaules, des Converse, des jeans légèrement déchirés au niveau de chaque genou et surtour le leader de bande de pseuso-intellos (de gauche) était un type qui s'appelait Mohammed. S'appeler Mohammed, ça vaut tous les certificats citoyens du monde entier. Enfin, en France du moins. J'aurais vraiment du me douter.

Et là, c'est le drame.

Tout a basculé le jour où Charlie hebdo a lancé une pétition pour obtenir la dissolution du Front National. Mes "amis", évoqués précedemment, se sont bien évidemment empressés de diffuser la pétition dans la classe, venant voir chaque élève individuellement à chaque pause pour qu'il signe (avec son sang ?) son certificat de bien-pensance citoyenne.

Une première personne a refusé de signer la pétition. C'était une petite rondouillarde, gentille sans avoir avoir inventé l'eau tiède, qui était royaliste et clamait haut et fort que Le Pen représenterait une bonne transition pour restaurer la monarchie. La petite grosse a été clouée sur une porte. Comme les oiseaux de mauvaise augure. De façon citoyenne. Mépris. Insultes à peine voilée. Dénigrement. C'en était fini pour elle. Elle serait la "facho" de la classe. Le vilain petit mouton (noir).

La deuxième et dernière personne qui a refusé de signer cette pétition, c'est votre serviteur. On est rebelle ou on ne l'est pas. Surtout que mes "amis" avaient fait les choses en grand puisque c'est Mohammed himself qui est venu me démarcher. La vieille provocation à deux centimes de francs (oui, à l'époque, l'euro n'existait pas. Heureux temps). Momo (puisque c'était son surnom) m'a tenu la jambe pendant dix minutes. Il y avait du soleil. On était assis sur les tables extérieures de la caféteria. Le temps m'a paru long. Une fois sa propagande terminée, il me demande :

- "Alors tu signes !?

- Ben non. Je ne trouve pas que demander la dissolution d'un parti politique contribue à la vitalité de la démocratie.

- Tu déconnes, c'est un parti de fachos, avec des anciens nazis ! Le Pen a torturé, c'est un fasciste ! Rien à voir avec les valeurs de la République !

- C'est toi qui le dis. Personnellement, je ne vote pas pour lui [souvenez-vous, j'avais voté Cheminade] et j'estime qu'il a le droit d'énoncer ses idées comme tout le monde. Je refuse donc la dissolution du FN, comme celle de n'importe quel autre parti.

- ...

A mon tour, je fus cloué sur une porte. Concrètement, cela s'est manifesté par un ostracisme virulent à mon endroit. On ne m'adressait pas la parole, on m'ignorait, on faisait comme si je n'étais pas là. On me provoquait aussi. Deux exemples. Premier exemple. Quelques jours après avoir été mis au pilori, je croise Momo dans les couloirs. Je lui tends la main naturellement. Il s'arrête, garde ses mains près du corps et me lance un cinglant : "Je ne serre pas la main des racistes". Saint Momo avait parlé. Inclinez la tête. Deuxième exemple. A la fin du premier semestre, Momo, qui était délégué de classe (forcément), demande à l'ensemble de la classe si elle a des doléances à formuler : "Vous voulez faire passer des messages ? Sur les cours ? Les profs ? Sur l'ambiance aussi ? Hein, car l'ambiance est bonne non ? N'est-ce pas Artemus...?", et tout cela en me regardant droit dans les yeux, d'un regard dur et froid.

Le reste de l'année fut assez cauchemardesque. J'avais tout de même réussi à me faire un bon pote. Un communiste. Comme quoi... Je suis même parti un mois avant la fin des cours. Cinq mois de vacances et une nouvelle vie (encore une) en faculté de droit.

Le plus drôle dans tout cela, c'est lorsque j'ai retrouvé, au moment de la rentrée de la fac de droit, un mouton du troupeau de "démocrates" dirigé par Momo. On s'est serré la main, lui froidement, moi chaudement car j'étais content de voir que je connaissais - même mal - une personne. Nous avons commencé à discuter. De ce qui s'était passé au cours de l'année scolaire précédente. J'ai été, une fois de plus, obligé, de m'expliquer, de dire pourquoi j'avais refusé de signer cette pétition. Au bout de trente minutes, le mouton m'interrompt et me dit mot pour mot ce qui suit : "Mais alors, t'es pas... raciste !?".

Ben non, mon con, je n'étais et ne suis pas raciste. Ben non, mon con de démocrate nourrit à la bonne soupe de la Tolérance citoyenne.

En même temps, je suis heureux d'être passé par cette (petite) épreuve. J'ai pu cotoyer des démocrates. Les vrais démocrates.

Des démocrates qui n'en portent que le nom.

18 février 2008

La petite Histoire en marche

Le Kosovo est indépendant. Du moins a-t-il proclamé son indépendance, soutenu en ce sens par les Etats-Unis et les pays collabos d'une partie de l'Europe. La fin d'un long processus qu'ils disent. Une sorte de juste reconnaissance qu'ils disent aussi. C'est surtout le point de départ de nouvelles tensions entre la Russie et les "autres", et plus largement entre chrétiens et musulmans en Europe.

Demandons à nos enfants de CM2 (qui, pour rappel, ne maîtrisent pas les règles élémentaires de calcul et de lecture pour 25 % d'entre eux au moment de leur entrée au collège) de retenir les noms des Kosovars victimes de la barbarie serbe (oui, la barbarie ne peut être que le fait des méchants Serbes, chrétiens de surcroît, cela va de soi). Le tout sous l'égide d'une mission de l'ONU, pour reconstituer le décor. Avec Kouchner en guest star pour impressionner les gosses et veiller à un enseignement objectif de l'Histoire. La véritable Histoire. La seule.

Pauvres gosses. Pauvre Serbie. Pauvre monde.

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