28 avril 2008
Antiracisme
C'est chez Le Grand Charles que ça se lit : l'idéologie du métissage.
A consommer sans modération.
09:28 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : métissage, racisme, idéologie, politique, gay, noir, arabe
26 avril 2008
Le Sarkozy qui voulut être roi
15:01 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, ump, nkm nue, ségolène nue, borloo nu
16 avril 2008
Jeunes et cons
Il y a quelques jours, Eric Zemmour s'est joliment foutu de la gueule des lycéens sur I-Télé. Tout en prenant parti, entre deux saillies contre cette jeunesse lycéenne dont le quotient intellectuel atteint péniblement la température anale d'un nourrisson atteint de fièvre, la nécessité d'instaurer la sélection à l'entrée de l'Université (j'y reviendrai), Zemmour a brandi un tract des lycéens mécontents en question et s'est amusé à relever, brièvement, les fautes d'orthographe et de syntaxe. Les fôtes d'ortografe et de seintaxe, devrais-je écrire d'ailleurs. Mine de rien, jouer à l'instituteur, voire au professeur de français, l'espace de trente secondes, en relevant l'ignorance et l'inculture crasses d'une partie de la jeunesse de France, ça vous décrédibilise un mouvement de contestation en moins de deux. Du moins, c'est mon avis. Même si je n'avais pas besoin du cours du professeur Zemmour pour me rendre compte de l'inanité d'un tel mouvement de contestation.
La suppression de postes d'enseignants à la rentrée prochaine inquiète une partie de la jeunesse. Hum. Moi, à leur place, c'est plutôt l'étude des "poésies" de Grand Corps Malade au lycée à la place de celles de Ronsard, du Bellay, Baudelaire, Rimbaud ou encore Apollinaire qui me pousserait à manifester dans la rue. A chaque génération ses indignations et ses coups de gueule. Et pourtant, il y a peu, j'étais à leur place. La seule manifestation que j'ai faite, c'était en 1991 ou 1992 contre une réforme proposée par le ministre de l'Education nationale de l'époque : Yoyo Jospin le trotsko. Ne me demandez pas contre quel texte je manifestais, je n'en savais foutrement rien. C'était surtout l'occasion, à 15 ans, de prendre d'assaut un train sans billet pour aller à Paris. Un moment d'égarement.
Ces lycéens se trompent de combat. Ce sont des fonctionnaires avant l'heure. Ils cherchent à protéger leurs (faibles) acquis. Et les enseignants des collèges et lycées qui soutiennent ce mouvement ne manquent pas d'embrigader cette jeunesse désoeuvrée dont la seule envie est de sécher des cours et d'emmerder leurs parents. Mais heureusement qu'il y a l'Université. Oh, tous n'y vont pas, non. Mais, généralement, on retrouve rarement les mêmes glandus qui manifestaient dans la rue dans des écoles de commerce, sciences po ou autres écoles huppées qui exigent un solide bagage, c'est-à-dire d'avoir travaillé durement et sérieusement tout au long de ses années de lycée. En conséquence, les glandus en question viennent à l'Université.
Et, parfois, comble de malchance, ils tombent sur tonton Artemus. Qui ne sait rien de leur passé de manifestants à la noix mais qui se rend immédiatement compte qu'il a affaire à des mollusques dont la connaissance encyclopédique est aussi élevée que les talonnettes de Sarkozy. On ne peut pas imaginer à quel point le niveau est faiblard. Attention, je ne parle là encore que des nazes qui ont chopé la manifestoïte du temps de leurs années lycée. Pas des bosseurs. Car les bosseurs, même sans talent, s'en sortent toujours. Alors que les mous du bulbe, eux, galèrent comme il faut. Alors, comme on a pas les couilles en France de procéder à une quelconque sélection au lycée (le redoublement existe-t-il encore ?), on envoie tous ces étrons à l'Université et il revient, en partie, à tonton Artemus d'assumer la lourde tâche de procéder à ladite sélection.
Mine de rien, parfois, je comprends la jouissance qu'ont pu ressentir Robespierre et Saint-Just à faire couper des têtes. A faire couper la tête des ennemis du peuple. Car qu'est-ce, au fond, qu'une mou du bulbe de 18-19-20 ans voire plus, tendance gaucho, si ce n'est un ennemi du peuple ? Du peuple de France tel que je me le suis imaginé bien évidemment. Alors, modestement, mais avec le souci du travail bien fait, je fais - avec d'autres - ce que personne n'ose faire : je sélectionne. D'un côté les bons et les passables qui avec un peu d'entraînement et de coeur à l'ouvrage peuvent espérer décrocher un Bac + 3 ; de l'autre les tanches qui se sont inscrites à l'Université parce qu'elles ont obtenu une mention Assez Bien à leur Bac L alors même qu'elles sont incapables de dire qui a remporté la Première Guerre mondiale et qui est Georges Pompidou.
Notez qu'en règle générale, le gaucho qui manifeste (comme pôpa et môman en mai 68) doit cohabiter avec le "jeune" dans la catégorie "tanches". Oui, le "jeune", vous savez, zut, comment dit-on maintenant... Ah oui, le "divers". En langage non politiquement correct, ça signifie le Noir et l'Arabe. Néanmoins, loin de moi l'idée de faire des généralités. Souvent la "diverse" d'origine maghrébine s'en sort plutôt bien. Très bien même par rapport à son homologue masculin qui se distingue souvent par son absence criante en cours. Ce dernier vient tout de même de temps en temps. Pour apprendre ? Pour acquérir un savoir ? Pour progresser ? Non. Pour la bourse délivrée par le CROUS. Cette bourse, délivrée sur critères sociaux (et non raciaux quoi qu'on en dise), n'exige rien d'autre de la part de son bénéficiaire qu'une certaine assiduité. Pas même un semblant de résultats aux examens de fin de semestre. Juste faire acte de présence.
Pour conclure, je ne peux m'empêcher de citer une nouvelle fois Desproges (c'est ma lecture du soir en ce moment) :
"Jean Jaurès ? C'est une rue, quoi !, me disait récemment l'étron bachelier d'une voisine, laquelle et son mari, par parenthèse, acceptent de coucher par terre chez eux les soirs où leur crétin souhaite trombiner sa copine de caleçon dans le lit conjugual. Ceci expliquant cela : il n'y a qu'un 'ah' de résignation entre défection et défécation".
Pierre Desproges, Chronique de la haine ordinaire.
18:53 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, gay, sarkozy, le pen, lycée, racisme, ump
01 avril 2008
La sanction citoyenne
Voilà la solution citoyenne - pour ne pas dire finale - pour punir les comiques du Kop de Boulogne qui, pour rappel, ont déployé une banderole avec écrit dessus "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis" : le dernier album de Francis Cabrel.
Hier soir, j'ai regardé pendant dix minutes l'émission des gauchos-bobos de Canal Plus, Le Grand Journal. Cabrel était venu faire sa promo. Tous les "journalistes" réunis autour de Denisot, à savoir Ariane Massenet, Ali Badou et Jean-Michel Apathie, étaient tous béats devant le chanteur du Sud-Ouest qui me donne, à chaque fois que je l'entends, une folle envie de m'euthanasier. Y avait de quoi en plus. Dans son dernier album, il dénonce. Il dénonce grave. Un peu comme Florent Brunel, le chanteur rebelle des Inconnus. Vous savez, le mec qui n'a pas peur de se faire des ennemis en criant, dans ses chansons, que "l'injustice, ça le révolte" (sic). Ben, le dernier album de Cabrel, du moins certains titres, c'est ça. De la dénonciation indignée. Comme la bien-pensance l'aime.
Un des titres porte bien évidemment sur l'immigration. L'immigré qui traverse le désert (dixit Francis) pour trouver le bonheur ailleurs, et bien, ça le touche notre chanteur sans moustache. Alors, il dénonce. Il dénonce grave. Il dénonce les enfoirés d'Européens qui refusent de l'accueillir. Ces enfoirés d'Européens qui refusent de lui donner une vie meilleure. Salauds d'Européens. Salauds de douaniers (dixit Francis). Il a raison Francis en même temps. Les Africains n'auraient pas réclamé l'autodétermination, pour sûr qu'ils n'auraient pas eu à traverser le désert pour frapper à la porte (poreuse) de l'Europe. Mais Francis chante son indignation, c'est bien là l'essentiel.
Un autre titre concerne "Les Cardinaux en costumes". Comme l'indique Le Figaro, "il s'emporte contre l'Église catholique [...] qui fait le compte des misères et des douleurs du monde contemporain : « Qu'un homme dorme sur le bitume/ Ça n'a pas l'air d'inquiéter les cardinaux en costume/ Derrière les vitres teintées ». Il ne craint pas la polémique". Houlala, grosse polémique en perspective en effet. Il est rare de taper sur les cathos. Et le jounaleux du Fig de poursuivre : "Après Cali, Bashung, Lavilliers, Raphaël ou Juliette cette année, on entend dans son album les craquements du monde et la plainte de l'humanité souffrante. Et il convient sereinement qu'il a rarement pris autant de risques dans ses chansons". Il est certain qu'en tapant sur les cathos, Cabrel prend des risques inconsidérés. Il dénonce. Il dénonce grave. La fatwa n'est pas loin. Prions saint Francis.
Je n'ai pas eu le courage de regarder la propagande bien-pensante jusqu'à son terme. Mais, j'ai senti immédiatement qu'offrir l'album de Cabrel aux horribles supporters à la banderole serait une merveilleuse sanction pour les remettre dans le droit chemin. Le chemin citoyen.
Grave.
07:50 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : francis cabrel, ch'tis, bien-pensance, gay, politique, sarkozy, bruni
10 mars 2008
Democratic circus
Les soirées électorales constituent toujours pour moi des occasions rêvées pour mesurer le détachement progressif qui m'atteint vis-à-vis de la démocratie.
J'ai voté pour la première fois en 1995. J'avais 19 ans. J'avais voté Jacques Cheminade au premier tour (0,3 % pour rappel). Comme ça. Au second, j'avais voté blanc. Déjà. Mais, il y avait encore chez moi cette excitation du jeune homme qui croyait que l'homme politique pouvait faire beaucoup. Excitation modérée, rassurez-vous, car déjà à 15 ans on me jetait des pierres pour les idées (du moins les débuts d'idées) que je défendais. Je dois dire d'ailleurs que c'étaient les garçons qui ont lancé cette "intifada" dès la 3e, laquelle s'est poursuivie - modérément rassurez-vous - au lycée. Les filles quant à elles s'en moquaient éperdument. Allez savoir pourquoi. Donc, le soir de la première élection de Chirac, j'étais en sueur, ne tenais plus en place, guettant avec impatience et angoisse l'affichage des résultats sur l'étrange lucarne. Chirac avait gagné. Ca ne m'a rien fait. Le coton tige protestant l'aurait emporté, ma réaction aurait été la même. Premier signe.
En 1997, lors des législatives, je n'ai mis que des bulletins blancs. J'avais 21 ans et toutes mes dents et prenais conscience de plus en plus de l'inanité de la politique et plus globalement de la démocratie. A partir de là, je me suis demandé : "Qu'est-ce qui pourrait faire bouger les choses démocratiquement parlant" ? J'ai réfléchi. Attendant une autre élection d'importance pour matérialiser ma réponse. Le pas fut franchi en 1999 il me semble pour les élections européennes. L'Europe, vaste foutoir, me donnait l'occasion d'emmerder le monde. Oui, car à 23 ans, voter signifiait avant tout pour moi emmerder le monde. C'est réducteur, je sais, c'est sans intérêt, je sais. Mais dans un monde si moisi, Dieu sait que cela fait du bien. Donc, pour la première fois, avec crainte, j'ai glissé un bulletin FN dans l'urne. Mais rassurez-vous, personne ne m'a vu. Normalement. J'osais même pas le dire encore clairement à mes potes. A 23 ans, la honte. Sûrement parce que je savais pertinemment que les idées du FN n'étaient pas les miennes. Dans leur immense majorité. Peur du regard des autres. Peur des démocrates donc. Second signe.
2002 fut l'occasion rêvée. La France venait de subir cinq années de règne socialiste marqué par des emplois-jeunes à n'en plus finir et une croissance économique monumentale dont le gouvernement de l'ancien troskiste de l'OCi n'avait pas su tirer parti. La France en avait marre. Une certaine France du moins. J'avais 26 ans. Et depuis presque deux ans, je ne cachais plus ni mes idées, ni mon précédent vote.
Cela provoque d'ailleurs des ambiances cocasses qui vous permettent rapidement, lors d'un dîner, de cerner au premier coup d'oeil ceux qui vous apprécient et ceux qui vous détestent alors même que vous ne les connaissez pas. Tout dîner - ou presque - dévie forcément à un moment ou à un autre sur le terrain politique. "La gauche ceci, la droite cela", "moi qui suis libéral etc.", "les animateurs sociaux font du bon boulot" etc., ce sont des paroles qu'on entend lorsqu'on déguste tous ensemble des toasts de fois gras avec du Gewürtztraminer. Et là, vous sortez le truc qui tue : "Oui, il faut bouger les choses". Les autres : "Mais oui !". Vous : "C'est pour ça que je vote FN". Silence. Long silence. Silence gêné. Pendant ce temps, profitez-en pour vous enfiler trois rasades de vin blanc. Les mecs vous regardent durement. Certaines filles aussi. Pas toutes (cf. supra). Ca y est, vous êtes un "facho". Ben oui, vous avez voté FN. Donc vous êtes un facho. C'est l'article 1er de la bien-pensance citoyenne qui le dit.
Bref, le "facho" que j'étais - selon eux - a voté Le Pen en 2002. Et ce fut le triomphe. Non de Le Pen. Mais mon triomphe à moi. Un petit triomphe égoïste, un triomphe de petit con qui, l'espace d'un moment, m'a donné un sentiment de supériorité sur tous ceux qui m'entouraient. Les "fachos" étaient prêts à prendre le pouvoir en France et j'avais contribué à cela. Quelle connerie. Et tous les démocrates (sic) ont alors défilé dans la rue aux cris de "Pour Le Pen une balle, pour le FN une rafale". En coeur. Avec les djembés, les bonnets péruviens, les lunettes rondes, les ongles sales et les Kickers. Là, je me suis dit que la démocratie n'était vraiment pas un bon régime. Vraiment pas. Troisième signe. Le dernier.
Depuis, voter m'emmerde. J'ai 31 ans. J'ai encore voulu jouer les rebelles l'année dernière en votant, comme je l'avais indiqué sur ce blog, pour le vieux Le Pen. Toujours avec le même objectif : emmerder le monde. Mais ça n'a pas marché. Le Pen n'emmerde plus personne. Il m'emmerde même.
Hier soir, voir tous ces cons philosopher sur les résultats des municipales m'a confirmé dans mes idées. Une fois de plus. La suffisance de Fabius, le vide intersidéral d'Albanel, le populisme de Besancenot, l'ignorance de Dati et, bien sûr, la monumentale connerie de Jack Lang. Et oui, on vote pour "des femmes et des hommes" de cet acabit, nous "les électrices et les électeurs". Oh, ils sont sûrement compétents dans leur domaine respectif. Sûrement. Mais qu'est-ce qu'ils sont ennuyeux et menteurs.
La démocratie est un cirque. Avec de vrais clowns dedans.
Déjà petit, je n'aimais pas le cirque.
12:02 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, carla bruni, royal, hollande, gay, politique, ump
19 février 2008
Forces vives et innovantes
Ou comment caser un type dont on ne sait plus quoi faire.
Lu sur le fil info lci.fr : "18h26 > Philippe Douste-Blazy nommé conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour les financements innovants du développement (sic)".
20:10 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Douste-Blazy, loser, Sarkozy, UMP, FN, PS, Royal
05 février 2008
Je me suis coupé de l'Europe et de Sarkozy
Inutile de revenir sur le Traité de Lisbonne et surtout sur les conditions de sa ratification, en France notamment. Les limites de la "démocratie", tant chérie - a priori - par nos gouvernants, sont patentes.
Souvenons-nous simplement des propos de notre ministre de l'économie, le 9 mai 2004 à Aubervilliers, lors du Conseil national de l'UMP. Ministre de l'économie qui, depuis mai 2007, est devenu notre Président de la République.
Ecrivons ces belles paroles, pour être certain de ne pas se méprendre : "Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple".
12:40 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Traité de Lisbonne, Mensonges, Démocratie, Politique, FN, Référendum
22 janvier 2008
Racaille Land
"La complaisance pour l'adversaire est le signe distinctif de la débilité, c'est-à-dire de la tolérance, laquelle n'est, en dernier ressort, qu'une coquetterie d'agonisants".
Emile CIORAN
17:45 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Bruni, Sarkozy, Littérature, Cioran, Racaille, Déclinisme
20 janvier 2008
Miracle
"Le miracle est incompatible avec la vie quotidienne actuelle. C'est une notion incompréhensible depuis la Renaissance, à cause de l'abandon de la mystique et de l'obsession du rationnel. Il n'y a de miracle qu'à condition de détruire notre style de vie, et de savoir appréhender la mort sans peur".
Pavel Lounguine, Le Monde du 8 janvier 2008.
08:30 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Miracle, Pavel Lounguine, L'île, Orthodoxie, Religion, Politique, Mort
15 janvier 2008
Aux modernes
Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde,
Châtrés dès le berceau par le siècle assassin
De toute passion vigoureuse et profonde
Votre cervelle est vide autant que votre sein,
Et vous avez souillé ce misérable monde
D'un sang si corrompu, d'un souffle si malsain,
Que la mort germe seule en cette boue immonde.
Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d'or vautrés dans quelque coin
Ayant rongé le sol nourricier jusqu'aux roches,
Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.
LECONTE DE LISLE, Poèmes barbares
16:15 Publié dans Actions citoyennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Leconte de Lisle, Politique, Modernes, Sarkozy, Bruni, Veau d'or


